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21/08/2007

les cloutiers

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au 19 éme siecle dans les villages aux alentours de Charleville Mézières et plus particuliérement à Gesponsart (dans les massifs forestiers) les gens vivaient d'essartage et d'ecobuage, travaux tres fatiguants qui ne leur suffisaient pas pour vivre. Alors l'hiver ils devenaient des cloutiers.
leurs boutiques etaient toutes petites. Dans chacune de ses boutique on trouvait
-une forge de petite taille qui fonctionne au charbon de bois puis + tard en houille
-une enclume qui a une forme particuliere car on doit pouvoir y fabriquer différentes formes de clous
-Puis la roue à chien qui a pour but, de faire fonctionner le soufflet de la forge. C'est une roue en bois. Son diamètre est le + souvent de 3 metres C'est le chien qui sans cesse va marcher dans cette roue est permettre au soufflet de faire son travail A cette époque les chiens etaient souvent mieux nourris que les enfants du cloutier. Il y avait toujours 2 chiens qui se relayaient .Lorsque le chien ne pouvait plus faire son travail le cloutier ne faisait pas de sentiment il l'abattait d'un coup de fusil( fusil qui servait aussi au braconnage)
Les cloutiers travaillaient de 7 à 9 heures par jours
Leur marteau pesait 1 kilo. ils fabriquaient une centaine de types de clous differents( on peut encore les voire au musée de l'Ardenne à Charleville)
Pour ecouler ses clous (car il est analphabète) il a besoin du facteur de clous. Celui ci vient de Charleville 1 fois par semaine il passe les commandes qu'il revend ensuite à des quincaillers de Charleville, Reims, Paris...C'est lui qui impose ses prix il est fort car c'est lui aussi qui fournit le fer.
Les facteurs exploitaient les pauvres cloutiers
L'industrialisation de la vallee de la Meuse vers 1880 voit peu à peu la disparition des cloutiers qui deviennent alors des ouvriers d'usine ( fonderies, ferronneries)

Le chant du cloutier de Theophile Malicet


L'enclume sonne clair! Nos marteaux sont d'accord!
Couche Medor! Tourne Pirame!
La flamme monte droite comme une gerbe d'or;
La tuyère effiloche un viel épitalame!
Halte Pirame! A toi Médor!

La flamme monte droite comme une gerbe d'or!
Assez Médor! Vasy Pirame!
Et chantons compagnons; la chanson me rend fort;
Le boucher se fait rare, et l'épicier réclame!
A bas Pirame! Hop là Médor

Vois tu dans son coin Saint Eloi qui s'endort!
Laisse Médor! Hardi Pirame!
Réveillons le mon chien; tourne rond, tourne encore;
Ils mangerons du pain, les marmots et la femme!
Couchez Pirame! à vous Médor!

18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

J'aime bien ces notes sur ces anciens métiers, elles nous apprennent plein de choses, pourtant ce qui revient toujours c'est l'exploitation du + grand nombre par le + petit !... Si je peux me permettre tu devrais mettre tes photos en + grand on verrait bien mieux. Bises.

Écrit par : Biche | 24/08/2007

pour les photos j'ai essayer mais ça ne marche pas (c'est une recherche de photos faite sur internet)Desolée Biche Bon w. end

Écrit par : fleur bleu | 24/08/2007

modeste, cet horaire de travail du cloutier. Au 19 ème, on travaillait sept jours sur sept plus de dix heures. Sinon, bravo!

Écrit par : thil | 12/03/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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