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16/12/2009

J'ai envie de vous en parler

J'ai envie de vous parler des gens qui comme moi ont choisit le métier d'infirmier(e) psychiatrique. Travail dur, oui mais enrichissant sur la connaissance  et la comprehension des souffrances de l'être humain. Durant mes trente années de ce travail il y a eu des moments difficiles A l'époque de mes débuts il y avait 2 à 3 suicides par an dans le personnel. Avec les années et la diminution du nombrede lits et de personnel ceux ci n'ont pas diminués On parle beaucoups des suicides dans le monde du travail actuellement mais de ceux la JAMAIS. Je viens de passer un début de semaine  douloureux; 2 de mes collegues ont mis fin à leur vie à 3 jours d'interval

Cela me fait dire que l'on ne sort pas indemne de la psychiatrie

Je voudrais leur rendre un hommage  pour qu'il y ait quelque part une trace de leur souffrance

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Pour Suzel

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Pour Nicole

Et pour Annie partie cet été elle aussi


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Les malades que vous avez écoutés, aidés et parfois portés ne vous oubliront pas

20:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21)

Commentaires

amitiés et ... courage
bises

Écrit par : henri | 16/12/2009

C'est un travail pénible et ingrat, encore pire que chez les anciens en fin de vie. En neurologie aussi, car il y a beaucoup de personnes âgées !!

Bises et tu as eu raison de nous en parler !!

Écrit par : patriarch | 16/12/2009

note bien triste mais qui relate bien la réalité c'est un métier très difficile en effet et très ingrat

Écrit par : bernadette | 16/12/2009

Une belle pensée pour tes collègues disparues !
C'est vrai que dans les medias, on ne parle pas des vicissitudes de ces nobles métiers...

Bonne soirée,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 16/12/2009

Je me pose toujours la question : comment font-ils pour supporter ? pour résister ? pour se rendre disponible ?
Tu as bien fait de nous parler de la souffrance de ces personnes dans leur travail.

Bises
Biche

Écrit par : Biche | 16/12/2009

Triste note ce soir. Et j'ai une pensée pour tes collègues partis si tristement.
Cela doit être très dur pour toi. Courage. Je t'embrasse.

Écrit par : pimprenelle | 17/12/2009

Bonjour Brigitte

Tu peux parler et tu seras écoutée ici. Ma soeur cadette est aussi infirmière psychiatrique dans une unité pour enfants à Marseille et elle hurle souvent sa colère contre les incohérences de l'hôpital dont elle dépend.

Ca fait beaucoup de suicide dans ton entourage, beaucoup trop. L'absence d'écoute réelle par une direction souvent inexistante, l'accès évidememnt très facile à des médicaments muissants, le contact déstabilisant de malades difficiles, le sentiment que tout le travail fourni ne fait pas "guérir" , tout cela est lourd, lourd à supporter au quotidien, impossible à évacuer quand on quitte la blouse.

Les internes en chirurgie évacuaient le stress par la paillardise en salle de garde, mais en psychiatrie, il n'y a pas de défouloir.

Je crois qu'il faut savoir admettre que tu ne pourras pas guérir ceux qui sont trop atteints, qu'un schizophrène l'est souvent à cause d'origine génétique et que la médecine est encore impuissante et bien d'autres vérités dures sur le peu de réconfort qu'apportent les tranquilisants. C'est un métier à la fois nécessaire et très difficile, surtout pour les jeunes qui débutent.
En plus , l'effort financier pour la psychiatrie est très faible, c'est la branche pauvre de l'hôpital. Comme les juges pour enfants dans la justice.

Tu te libères un instant en évoquant tes collègues, mais tu dois être maintenant à la sortie de ta carrière avec 30 ans d'exercice.

Je ne les connais évidemment pas, et à travers toi, je rends hommage au dévouement qu'elles ont prodigué à des gens en détresse.

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 17/12/2009

Bonjour Brigitte,
je sais que tu as fais un métier très dur. Les maladies psychiatriques sont vastes et profondes... Il y a le "malade" à soigner certe, mais les gens qui l'entourent souffrent énormément, je pense à la famille (proches directs) qui souvent est t isolée et sans écoute.... mais les infirmières (comme toi) ne peuvent pas écouter tout le monde, les malades vous prennent déjà BEAUCOUP d'energie. Il faut vous "protéger", vous avez votre propre vie aussi à vivre, mais parfois ce n'est pas facile du tout !!!
C'est un long sujet de discussion.... qui m'interesse beaucoup. (par un de mes métiers et un sujet personnel).
N'hésite pas à mettre des notes "coup de cafard", on peut aussi t'écouter, toi qui a beaucoup écouter les autres !!! Tu le mérites et ça je le sais !
je t'embrasse très fort. Je vais penser à toi aujourd'hui pour t'envoyer des "ondes positives" .... Bisou bisou bisou.

Écrit par : Marylène | 17/12/2009

bientriste tes notes pour en arriver làil faut vraiment un grand ras le bol metier tre dur je prends part a ta peine je ne sais pas faire de belles phrases mais mon coeur y est

je t'embrasse

jacqueline

Écrit par : jacqueline | 17/12/2009

Tu as bien fait de nous en parler, nous aurons une pensée vers elles, qui ont tant donné de leur vie pour le bien être de ces malades.... souvent difficiles.
Nos joignons nos pensées aux tiennes.
Bonne journée Fleur Bleu.... que de tristesse en cette fin d'année.
Bisous
Anita.

Écrit par : Anita | 17/12/2009

C'est une véritable tragédie ces suicides en plus dans la vie professionnelle. Ce genre de chose paraît anormale, quelque chose qui ne va plus, malgré les difficultés de cette profession. De toute façon il manque du personnel et partout. Tous ces milieux hospitaliers en souffrent énormément comme dans les maisons de retraite.

Une pensée pour ces trois dames.

Bises

Écrit par : judith | 17/12/2009

J'ai toujours pensé que les infirmières étaient des femmes hors du commun pour pouvoir ainsi supporter jour après jour, année après année la souffrance des autres. J'imagine qu'un jour pour certaines d'entre elles arrive la saturation, le mal de vivre s'installe trop lourd à supporter, je tire mon chapeau à toutes ces femmes qui portent sur leur dos toute la misère humaine
Bisous Fleurbleu

Écrit par : f.jegou | 17/12/2009

La série continue. C'est vrai qu'on parle moins des suicides ailleurs que chez Orange; ce doit être moins vendeur.
Amitiés

dominique

Écrit par : papydompointcom | 17/12/2009

Bonsoir,
Je partage ton chagrin pour tes collègues. Tout cela est bien triste mais le métier d'infirmière, aider les autres n'est pas si facile, il faudrait avoir un soutien spychologique dans ces métiers.
J'ai autour de moi, des proches schizophrène, cela est dur quand tu ne peux rien faire que de subir leurs démenses, il faut beaucoup de patience , savoir aussi trouver les mots au bon moment pour calmer leurs crises, pas si facile. Mais comment en parler? de tout ça?
Bonne soirée à toi,
Bises,

Écrit par : Angelina | 18/12/2009

Et oui, c'est très triste.
Le suicide, on ne compend pas, un de mes cousins s'est suicidé, mais pourquoi ???
Je ne coprends pas....

Bises.
Josiane.

Écrit par : josiane | 18/12/2009

De tout coeur avec toi ,tes amis leurs proches
Vrai que dans "notre fichu métier pourtant si noble "
y'a pas de place pour la reconnaissance
ni le soutien psychologique (paradoxal ça ! )
les Institutions ,les Administrations sont si froides
reste aux travailleurs "jardiniers de la Folie "
d'étre solidaires, soudés ....puis il faut en parler
ailleurs..... dehors les murs !
Courage Amitiès Bises

Écrit par : ventdamont | 18/12/2009

Coucou Brigitte !

Hommages à ces femmes , tes amies disparues .
C'est bien d'en parler car à part Orange ...

Bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 18/12/2009

Bonjour Brigitte,

Oui, un travail difficile, qui demande beaucoup de dévouement et abnégation. Une santé morale à toute épreuve aussi. Je pense que, même en étant "solide" cela ne se passe pas sans laisser de dégâts.
On ne peut qu'admirer les personnes qui travaillent dans ce milieu. Je comprends que tu pleures tes collègues.
Je t'embrasse
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 18/12/2009

Il y a peu de temps, je citais une phrase de Jontahan LITTEL:"L'enfer, même devenu supportable restera toujours l'enfer".

Si l'on retire la phrase du contexte dans lequel elle a été écrite,elle peut très bien s'applique au monde de la " folie".

Moi je suis admirative pour celles et ceux qui s'arrêtent dans ce monde pour apporter aide, compétence...et amour.

Les infirmiers psy sont des oubliés .

Je t'embrasse dans ton chagrin

Betty

Écrit par : betty | 18/12/2009

Triste fin d'année, il faut être au bout du rouleau pour en arriver là.
Elles ont tout donner jusqu'à leur vie
Tiens bon , je suis tout coeur avec toi
je t'embrasse
A-Marie

Écrit par : Anne-Marie | 18/12/2009

Je ne sais vraiment pas comment exprimer ce que j'ai senti.... tristesse? non... c'est trop peu! Jamais ce métier n'était ni n'est assez apprécié... et comme on oublie le poids ce genre de responsabilité chez les infirmières...Oui - c'est un drame. je suis avec toi Brigitte ....

Écrit par : Barbara | 19/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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